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Interview presse #Nouvelle-Aquitaine #GrandChâtellerault

Le conseiller régional PS, Cyril Cibert, fait sa rentrée politique. Il publie une lettre où il présente les actions et les projets soutenus localement par la Région Nouvelle-Aquitaine en matière d’éducation, d’économie, de culture. « C’est important de rendre compte de son mandat. D’ailleurs, ça devrait être obligatoire que chaque élu paie sur ses propres deniers pour informer de ce qu’il fait. Moi, je le fais deux fois par an », dit-il.

Quelles sont vos priorités en cette rentrée ?

« Je m’inscris dans une démarche au niveau de l’agglomération. La Région contractualise avec Grand Châtellerault. Ma priorité, c’est d’accompagner les élus et de pouvoir les aider au quotidien. »

« Faire de la politique, c’est quelque chose de noble »

Sur la politique menée par la municipalité, il y a des choses positives, des choses négatives?

« Quand vous êtes élu régional, par définition, vous accompagnez des projets quand ils sont bons. Il y a des projets qui sont intéressants comme la redynamisation du centre-ville, les quais de Vienne que la Région va accompagner. On a eu une réunion cette semaine avec Jean-Pierre Abelin. On est là pour que le territoire fonctionne. On peut avoir des divergences politiques mais s’entendre lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts du territoire. »

Au niveau national, la tournure prise par la gouvernance Macron, ça vous inspire quoi ?

« Je ne vais pas rentrer dans les attaques personnelles. Aujourd’hui, on a une chance en France, c’est que Marine Le Pen est très mauvaise. Je le dis d’un ton grave parce que, quand on voit la désillusion autour d’Emmanuel Macron, ça fait assez peur. En tant qu’homme de gauche et socialiste, j’estime qu’il faut que le parti change son logiciel. Le 29 septembre, je serai à Marseille au côté de Jean-Luc Carvounas (qui lance son club politique « La Gauche Arc-en-Ciel », NDLR). Il faut qu’on se remette au travail, sortir du dogme. »

Les premiers sondages pour les Européennes donnent un PS à 4%. Ce n’est pas inquiétant ?

« Ce sera forcément un mauvais résultat. Il faut s’y préparer. La gauche va partir disperser. C’est encore trop tôt pour nous. »

Localement, il y a eu avant l’été l’épisode tragi-comique du leadership au PS. Les choses se sont normalisées ?

« Je n’ai pas voulu commenter car les citoyens ne nous attendent pas là-dessus. Faire de la politique, c’est quelque chose de noble et je respecte beaucoup les militants de n’importe quel parti. Ce ne sont pas les petites phrases… Ces choses-là ne m’intéressent pas. »

Vous vous sentez un chef incontesté au PS ?

« Je ne suis pas dans cette démarche. Je suis dans une démarche de construction avec des forces citoyennes autour de moi. Je ne suis pas non plus candidat à une élection. Je suis simplement candidat à la réussite du territoire. »

Mais, dans la perspective des municipales de 2020, il y a un calendrier pour d’éventuelles discussions à gauche voire avec La République en marche, selon l’évolution du paysage politique local ?

« Oui, tout peut vite changer… Aujourd’hui, je ne sais pas quel est le calendrier. Ça sera décidé par les instances nationales. J’imagine qu’il y aura des discussions mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour. En tout état de cause, ce seront les militants qui désigneront le candidat ou la candidate tête de liste. »

Et donc pour l’heure vous n’êtes pas candidat ?

« Je n’ai jamais dit que j’étais candidat… »

Recueilli par Franck Bastard