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Châtellerault : Cibert n’exclut pas un ticket avec Massonneau

Le conseiller régional socialiste Cyril Cibert évoque la rentrée politique, la Grande région, le PS, Macron, Abelin et les prochaines municipales.Même s’il ne le dit pas clairement (c’est objectivement encore trop tôt), Cyril Cibert se voit déjà en porte-étendard du PS et de la gauche pour les prochaines municipales. Il a changé de boulot, perdu du poids, soigne son look. Et surtout son discours.

Interview.
La Nouvelle-Aquitaine existe depuis deux ans. En tant que conseiller régional, vous vous y sentez bien ?« En Poitou-Charentes, on a pu se sentir un peu délaissé. Il y a eu la polémique sur les impayés, qui a plombé le début du mandat. Forcément, avec une région grande comme l’Autriche, il a fallu mettre du rouage, mettre du lien. Je fais partie des trente qui sont élus de territoire. Je représente la Région pour le Grand Châtellerault. C’est à l’élu de territoire de faire son job ! Je suis sur le terrain. J’utilise beaucoup Internet. Je ne reste pas dans mon bureau à Bordeaux. »

 Vous voulez annoncer que vous quittez le PS… professionnellement, car vous en étiez salarié ?« J’ai été 19 ans VRP dans l’hygiène et l’entretien. Puis, j’ai occupé le rôle d’animateur au sein de la fédération du PS de la Vienne. C’était une expérience intéressante. Mais sept ans, cela suffit. Aujourd’hui, j’ai décidé de retourner à mon métier de commercial. »

Ce poste au PS, vous y faisiez quoi ? Ce n’était pas un emploi de complaisance ? « Pas du tout ! Je faisais de la comptabilité, de la communication, je préparais les réunions, les meetings, etc. C’était un emploi à temps plein. A l’époque, il y avait eu un jury de recrutement. Nous étions sept à postuler. Moi, je viens du privé. J’ai eu une vie professionnelle avant. Je ne suis pas un privilégié. »

Vous étiez payé combien ? « (Il ne répond pas) Je gagnais mieux ma vie en tant que commercial… »

Vous quittez le PS mais vous ne quittez pas politiquement le PS ? « Je reste socialiste. La loyauté, c’est mon ADN. Moi, tout ce que j’ai appris, c’est grâce au PS. »

Dans quel état est le parti aujourd’hui ?« Il y a tout à refonder. Il faut revoir notre logiciel mais rester droit dans nos positions. Je vais rencontrer, à Paris en janvier, Luc Cavournas (candidat à la direction du parti, NDLR). Il a un discours de vérité. Retrouver à la tête du parti des anciens ministres, ce n’est pas donner envie aux Français. »

Et localement ?« C’est un peu difficile. Je dis à tout le monde d’être patient. Il y a encore un espace pour nous. La droite et la gauche, ce n’est pas la même chose. »

Vous pensez que Macron est de droite ? « Les signaux qu’il envoie sont ceux d’un gouvernement de droite. Philippe, Le Maire, Darmanin, on sait d’où ils viennent… »

C’est quoi la suite de votre carrière politique ? Les municipales ? « J’ai une sorte de force citoyenne constituée derrière moi, pas seulement des gens de gauche. Ils me disent : “ Cyril, il faut y aller ! ” Je leur dis de rester patients. Le temps venu, je prendrai mes responsabilités. »

Un ticket Cibert – Massonneau, c’est un fantasme de journaliste ? « C’est un fantasme qui me plaît bien. Avec Véronique Massonneau (ex-députée écologiste NDLR), on a appris à se connaître, on s’entend bien. Elle a des qualités humaines extraordinaires. Mais tout cela, c’est encore trop tôt. »

Et une alliance avec En Marche ! pour battre Abelin, père ou fille ? « Abelin, cela fait 70 ans qu’ils sont candidats à Châtellerault. C’est du népotisme. Je suis de gauche, socialiste, pragmatique. Ceux qui ont envie de faire avancer la ville sont les bienvenus. »

 interview à la brasserie La Coupole – Franck Bastard Nouvelle-République